20 VERBES en français très utilisés au quotidien pour parler de la tristesse 😥
- Guillaume Posé
- il y a 34 minutes
- 7 min de lecture
Aujourd’hui, on va parler d’un thème plus difficile, mais très important : la tristesse. Tu vas apprendre 20 verbes très utilisés en français pour exprimer la tristesse, la déception ou le découragement. Ce sont des verbes essentiels pour comprendre les Français, mais aussi pour que tu puisses exprimer cette émotion.
C’est parti !
Verbes de tristesse générale
On commence par la base. Évidemment, quand quelque chose ne va pas, quand tu n’as pas le moral, tu peux employer le verbe être + un adjectif. Par exemple :
Je suis triste.
Je suis déprimé(e).
Je suis désespéré(e).
…
Mais tu peux aussi utiliser le verbe "se sentir" avec l’adjectif de ton choix. Par exemple :
Je me sens triste.
Je me sens déprimé(e).
Je me sens désespéré(e).
Le sens est le même qu’avec le verbe "être", mais avec le verbe "se sentir", c’est un peu plus joli.
⚠️ Attention à ne pas oublier qu’on doit utiliser la forme pronominale de ce verbe dans ce cas.
20 verbes de tristesse
1. attrister
Et on a aussi un verbe qui dérive du mot "triste". C’est le verbe : attrister. Là, on change un peu de structure. "Attrister", c’est quand quelque chose ou quelqu'un provoque de la tristesse à quelqu'un. Par exemple :
Cette situation attriste tout le monde.
Ce n’est donc pas exactement la même chose que "être triste". Ici, on met l’accent sur la cause. C’est la situation qui attriste tout le monde, donc c’est quelque chose qui provoque de la tristesse.
2. regretter
C’est un verbe très utile, parce qu’on l’utilise souvent dans la vie quotidienne. Quand on regrette, on pense qu’on a fait une erreur ou qu’on aimerait revenir en arrière. Par exemple :
Je regrette ce choix.
On utilise aussi très souvent la structure suivante : regretter de + verbe à l’infinitif passé. Retiens bien cette construction parce qu’elle est très fréquente en français. Par exemple :
Je regrette d’avoir vendu ma voiture.
⚠️ Attention parce que s’il y a un deuxième sujet qui est différent, on a une structure différente : regretter que + subjonctif. Par exemple :
Je regrette que tu ne veuilles pas venir avec moi.
On a 2 sujets différents : je et tu.
3. ressasser
Quand tu ressasses, tu repenses encore et encore à quelque chose de négatif. On peut aussi utiliser ce verbe si la personne raconte la même histoire négative à chaque fois. Par exemple :
Depuis qu’il a raté son examen, il n’arrête pas de ressasser cet échec.
Il repense à cet échec et il répète comment ça s’est mal passé. Il n’arrive pas à passer à autre chose. Avec ce verbe, on donne aussi l’impression que cette réplétion est ennuyeuse pour celui qui écoute.
4. ruminer
C’est un verbe qui a un sens très proche du verbe "ressasser", mais "ruminer", c’est encore un peu plus intérieur, un peu plus silencieux. Tu ne dis pas forcément grand-chose, mais dans ta tête, il y a la même histoire négative qui tourne dans tous les sens. Par exemple :
Depuis cette remarque de son patron, il n’arrête pas de ruminer.
Il n’arrête pas de penser à cette remarque.
5. souffrir
Là, on passe à quelque chose de plus fort. On peut souffrir physiquement, bien sûr, mais aussi moralement. Par exemple :
Il souffre depuis qu’elle l’a quitté.
C’est une tristesse plus profonde, plus douloureuse. On ne parle plus d’un petit moment difficile. On parle d’une vraie souffrance émotionnelle.
Ce verbe fait partie du 3e groupe, mais il est très facile. Il se conjugue comme un verbe du 1er groupe. Regarde :
je souffre
tu souffres
il/elle/on souffre
nous souffrons
vous souffrez
ils/elles souffrent
⚠️ En revanche, fais attention au passé composé.
❌ On ne dit pas :"j’ai souffri"
✅ On dit : "j’ai souffert"
6. se décourager
C’est quand la tristesse ou la difficulté te fait perdre la motivation. Par exemple :
Elle se décourage vite.
Quand on se décourage, on a l’impression que ça ne sert à rien de continuer. On baisse les bras.
7. se plaindre
Tu connais déjà ce verbe, mais il a tout à fait sa place ici. Quand on est triste, déçu ou frustré, on se plaint. Par exemple :
Il se plaint constamment de son travail.
"Se plaindre", ce n’est pas seulement la colère. Très souvent, c’est aussi une manière d’exprimer un mal-être ou une tristesse.
Ce verbe a une conjugaison particulière. Regarde :
je me plains
tu te plains
il/elle/on se plaint
nous nous plaignons
vous vous plaignez
ils/elles se plaignent
⚠️ Bien sûr, comme c’est un verbe pronominal, si tu veux le conjuguer au passé composé, tu diras : "Je me suis plaint". On utilise le verbe auxiliaire "être" comme pour tous les verbes pronominaux.
8. se lamenter
Alors ça, c’est un verbe intéressant. "se lamenter", c’est quand on reste dans sa tristesse, parfois un peu trop. C’est comme si on ne voulait pas en sortir. Par exemple :
Il n’arrête pas de se lamenter parce qu’il n’est pas allé au concert avec ses amis.
Souvent, ce verbe a une petite nuance critique.
9. s’apitoyer
On peut aussi dire "s’apitoyer". C’est quand on est touché de pitié. Ça montre une victimisation comme si quelque chose était injuste. Et il y a une phrase qu’on utilise beaucoup :
Il s’apitoie sur son sort.
Autrement dit, il se concentre beaucoup sur ses problèmes, sur sa douleur, sur ce qui ne va pas dans sa vie et il ne veut pas chercher de solution. C’est un peu comme "se plaindre", mais avec une dimension plus émotionnelle, plus dramatique aussi.
10. déprimer
C’est un verbe très courant à l’oral. Quand quelque chose te rend triste pendant un certain temps, tu peux dire que ça te déprime. Par exemple :
Ce temps me déprime.
On dit souvent ça quand il pleut tous les jours ou quand il fait gris.
11. désespérer
Là, on monte d’un niveau. Quand on désespère, on perd l’espoir. Par exemple :
Je désespère. Ma vie est une grande catastrophe.
C’est plus fort que "déprimer" parce qu’on a vraiment l’impression que rien ne va s’arranger.
12. abandonner
Quand on est très triste, très fatigué moralement ou très découragé, on peut finir par abandonner. Par exemple :
Il a abandonné ses projets.
Ici, la tristesse a une conséquence concrète : on arrête, on renonce, on ne continue plus.
13. se renfermer
C’est quand on commence à se fermer aux autres. Par exemple :
Quand je suis triste, je me renferme.
Quelqu’un qui se renferme parle moins, partage moins, évite les discussions et garde tout à l’intérieur. Très souvent, il sort beaucoup moins aussi. Se renfermer, c’est un repli sur soi-même.
14. s’isoler
C’est proche de "se renfermer", mais ici, on insiste davantage sur la séparation avec les autres. Par exemple :
Elle s’isole des autres.
Quand on s’isole, on préfère être seul, on évite les contacts, on se coupe un peu du monde.
15. sombrer
C’est un verbe très fort. Quand on dit "sombrer", on imagine une descente progressive vers un état de plus en plus sombre. On dit souvent :
Il a sombré dans la dépression.
On emploie aussi ce verbe pour parler d’un bateau qui a coulé, comme le Titanic.
Le Titanic a sombré dans l’Océan Atlantique.
Du coup, quand on dit "Il a sombré dans la dépression", c’est une image pour exprimer le fait que la personne s’est enfoncée dans la dépression.
16. pleurer
C’est probablement la réaction la plus visible de la tristesse. Ça signifie qu’on a des larmes qui coulent de nos yeux. Par exemple :
Elle pleure parce qu’elle a complètement raté son examen.
C’est un verbe simple, mais essentiel. Quand la tristesse devient trop forte, elle sort souvent par les larmes.
17. sangloter
Si on pleure beaucoup et très fort, on a un autre verbe. C’est comme "pleurer", mais d’une manière plus intense. C’est quand la respiration est coupée, qu’on a du mal à se contrôler. L’émotion déborde. Par exemple :
Elle a sangloté toute la nuit après cette dispute.
On a aussi l’expression "éclater en sanglots" qu’on entend souvent. Par exemple :
Elle a éclaté en sanglots quand elle a appris la nouvelle.
Là, la tristesse arrive d’un coup, avec beaucoup de force. On ne pleure pas doucement. On craque. Le contraire d’éclater en sanglots, c’est "éclater de rire".
18. gémir
"Gémir", c’est exprimer sa douleur ou sa tristesse par la voix, avec des petits sons, des plaintes, des soupirs. Par exemple :
Il gémit de tristesse.
C’est un verbe du 2e groupe, donc tu sais le conjuguer. C’est comme pour le verbe FINIR. Regarde :
je gémis
tu gémis
il/elle/on gémit
nous gémissons
vous gémissez
ils/elles gémissent
👉 Et j’ai dit que le verbe "gémir" était pour la douleur ou la tristesse, mais il sert aussi à exprimer le plaisir avec des petits sons. 😉
19. s’effondrer
Là, on est dans une tristesse extrême. Quand quelqu’un s’effondre, il perd complètement le contrôle de ses émotions. Il est totalement abattu. En fait, à la base, le verbe "s’effondrer" est utilisé pour parler d’un bâtiment qui tombe sur lui-même. Pour une personne, c’est la même chose. Par exemple :
Il s’est effondré quand elle lui a dit qu’elle aimait quelqu'un d’autre.
Souvent, ça arrive après un choc, une mauvaise nouvelle, une rupture ou une grosse déception.
20. se morfondre
C’est un verbe très expressif. "Se morfondre", c’est rester longtemps dans sa tristesse, dans sa frustration ou dans sa déception souvent seul, sans réussir à aller mieux. Par exemple :
Elle se morfond chez elle depuis que ses enfants ne sont plus là.
C’est une tristesse qui dure, une tristesse qui s’installe.
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Guillaume, ton prof de français 😉








