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30 CONNECTEURS LOGIQUES pour parler français plus naturellement

  • Photo du rédacteur: Guillaume Posé
    Guillaume Posé
  • il y a 2 heures
  • 8 min de lecture


Est-ce que tu manques de fluidité quand tu parles en français ? Pour résoudre ce problème, tu as besoin de petits mots qui permettent de relier tes idées. Ces mots s’appellent des connecteurs logiques. Dans cette leçon, on va voir 30 connecteurs logiques très utiles. Je vais t’expliquer leur sens, comment les utiliser et surtout les différences entre plusieurs connecteurs qui se ressemblent. C’est parti !

 





opposer deux idées ou faire une concession


Tout d’abord, on commence par une famille très importante : les connecteurs qui montrent un contraste. Attention à ne pas les mélanger.

 


mais


C’est le plus simple et le plus fréquent. Par exemple :


J’aime Paris, mais je trouve qu’il y a trop de touristes.


Les deux idées s’opposent. J’aime la ville, mais il y a un aspect négatif. Ça, c’est facile.

 


en revanche


Il sert à opposer deux éléments de manière assez nette. Il est très utile pour comparer. Par exemple :


Je n’aime pas beaucoup l’hiver. En revanche, j’adore l’été.


De manière plus familière ou décontractée, on dira plutôt "par contre".


Je n’aime pas beaucoup l’hiver. Par contre, j’adore l’été.

 


cependant


Il a un sens proche de "mais", mais il est un peu plus soutenu et fréquent à l’écrit. En fait, il sert à apporter une nuance, une correction ou une atténuation de l'idée principale. Par exemple :


Cet appartement n’est pas très grand. Cependant, il est très bien situé.


Je présente un aspect négatif, puis je montre un élément positif qui nuance mon opinion.

 


pourtant


Il sert à montrer un contraste plus surprenant. La deuxième idée n’est pas celle qu’on attend normalement. C’est pour apporter une idée paradoxale. Par exemple :


Il a beaucoup étudié. Pourtant, il a raté l’examen.


Normalement, quand une personne étudie beaucoup, on s’attend à ce qu’elle réussisse. Ici, le résultat est à l’opposé de cette attente.

 


malgré


Ce mot exprime une idée de concession. Il y a un obstacle, mais qui ne bloque pas totalement. Par exemple :


Malgré la pluie, je vais sortir.


"Malgré" fonctionne avec un nom ou un groupe nominal.

 


même si


Ça sert à introduire une idée qui pourrait normalement empêcher l’action principale, mais qui ne l’empêche pas. C’est synonyme de "malgré", mais c’est suivi d’un sujet + un verbe. Par exemple :


Même s’il pleut, je vais sortir.


Il pleut et ça pourrait être une raison de rester chez moi, mais je décide de sortir.

Après "même si", on utilise normalement l’indicatif : "même s’il pleut", "même si j’ai", "même si nous sommes".


 

bien que


Il exprime aussi une concession, mais il est un peu plus soutenu et il est suivi du subjonctif.

Par exemple :


Bien qu’il pleuve, je vais sortir.


Remarque que le verbe pleuvoir est au subjonctif. Si le subjonctif te semble difficile, tu peux utiliser "même si" ou "malgré" dans la langue courante.

 


 

expliquer la cause


Maintenant, on va voir 6 connecteurs qui permettent d’expliquer pourquoi quelque chose se passe. Tu connais sûrement notre premier connecteur logique pour exprimer la cause.

 


parce que


Il répond directement à la question "pourquoi ?". Par exemple :


Pourquoi tu apprends le français ?

J’apprends le français parce que j’aime cette langue.


Mais peut-être que tu as déjà vu un autre petit mot pour expliquer quelque chose.

 


car


Il signifie généralement la même chose que "parce que", mais il est plus fréquent à l’écrit et il est un peu plus formel. Par exemple :


Il a refusé la proposition, car il n’est pas d’accord avec moi.


Ici, le mot "car" signifie "parce que", mais il rend la phrase plus formelle.

 


puisque


C’est pour exprimer une cause que les personnes connaissent déjà ou qui semble évidente.

Par exemple :


Puisque tu es déjà là, tu peux m’aider.


Je sais que tu es là, tu le sais aussi. Cette information est évidente. À partir de cette situation, je te demande de m’aider.

 


comme


Il peut aussi introduire une cause évidente, mais quand il a ce sens, on le place généralement au début de la phrase. Par exemple :


Comme il pleut, je prends mon parapluie.


Ça signifie : "Je prends mon parapluie parce qu’il pleut." C’est logique. La différence est surtout dans l’organisation de la phrase. Avec "comme", je présente d’abord la cause, puis la conséquence.


 

à cause de


C’est pour exprimer une cause, généralement négative ou désagréable. Mais contrairement à "parce que", il est suivi d’un nom ou d’un groupe nominal. Par exemple :


Je n’ai pas dormi à cause du bruit.


Le bruit est une cause négative et a provoqué mon manque de sommeil. Attention, on a : à cause de + nom. Si tu veux mettre un verbe conjugué, tu utiliseras plutôt "parce que" : "Je n’ai pas dormi parce qu’il y avait du bruit."


 

grâce à


Il fonctionne grammaticalement comme "à cause de", mais il exprime généralement une cause positive. Par exemple :


J’ai progressé grâce à tes conseils.


Tes conseils ont été bénéfiques. C’est positif : j’ai progressé.


 

 

exprimer la conséquence


Après la cause, on passe logiquement à la conséquence. Est-ce que tu connais tous ces connecteurs ? On va voir ça.

 


donc


C’est certainement le connecteur de conséquence le plus utile à connaître. Par exemple :


Je suis fatigué, donc je vais m’allonger.


La cause est "je suis fatigué" et la conséquence est "je vais m’allonger". "Donc" est très fréquent à l’oral et à l’écrit. Si tu dois retenir un seul connecteur de conséquence, retiens celui-là.

 


alors


Il sert à aussi introduire une conséquence, surtout à l’oral. Par exemple :


Il n’y avait plus de bus, alors j’ai pris un taxi.


Ici, le mot "alors" fonctionne comme le mot "donc". Mais "alors" a plusieurs autres sens en français. On l’utilise aussi pour faire avancer un récit ou relancer une conversation. Par exemple :


Alors, qu’est-ce que tu veux faire ?

 


c’est pourquoi


Il exprime également une conséquence, mais le style est plus soutenu. Par exemple :


Je dois me lever très tôt demain. C’est pourquoi je vais rentrer maintenant.


Dans une conversation quotidienne, tu pourrais simplement dire "donc". Mais "c’est pourquoi" est très pratique dans un texte, un exposé ou un e-mail plus formel.

 


par conséquent


C’est encore un peu plus formel. Il signifie "donc", mais il est surtout utilisé dans la langue écrite, dans les explications ou dans les raisonnements. Par exemple :


Les prix ont beaucoup augmenté. Par conséquent, certaines personnes consomment moins.


Tu peux l’utiliser quand tu veux montrer clairement qu’une idée est la conséquence logique de la précédente.

 


si bien que


Il introduit directement une conséquence dans la même phrase. Par exemple :


Il a beaucoup neigé, si bien que les routes sont fermées.


La neige a eu pour conséquence directe la fermeture des routes. Tu entendras moins "si bien que" que "donc", mais c’est un très bon connecteur à connaître au niveau B2.

 


 

exprimer le but


On continue avec trois connecteurs très utiles pour expliquer l’objectif d’une action.

 


pour


Il peut être suivi d’un infinitif quand le sujet des deux actions est le même. Par exemple :


Je regarde des vidéos pour améliorer mon français.


C’est moi qui regarde les vidéos et c’est moi qui veux améliorer mon français. Le sujet est le même, donc j’utilise "pour" + verbe à l'infinitif.

 


afin de


Ça fonctionne comme le mot précédent, mais le style est plus soutenu. Par exemple :


Je prends des notes afin de mémoriser le vocabulaire.


Dans la vie quotidienne, "pour" est plus naturel. Dans un texte ou une présentation formelle, "afin de" permet de varier ton vocabulaire.

 


pour que


Il est suivi d’un sujet et d’un verbe au subjonctif. On l’utilise quand les sujets sont différents. Par exemple :


Je parle lentement pour que tu comprennes.


Moi, je parle. Toi, tu comprends. Il y a deux sujets différents. On utilise donc "pour que" + verbe au subjonctif : "pour que tu comprennes". Tu peux aussi utiliser "afin que" + verbe au subjonctif, mais c’est plus formel.

 



donner un exemple, expliquer ou conclure


Maintenant, voyons quatre connecteurs qui vont rendre tes explications beaucoup plus claires.

 


par exemple


Tu connais déjà "par exemple". Il sert à introduire un cas concret. Par exemple :


On pourrait visiter une ville française comme Toulouse par exemple.


 

c’est-à-dire


Ça sert à reformuler ou à préciser une information. Par exemple :


Il est bilingue, c’est-à-dire qu’il parle deux langues couramment.


C’est comme "ça veut dire".

 


en effet


Il permet souvent de confirmer ou d’expliquer l’idée qu’on vient de présenter. Par exemple :


Cette région est très touristique. En effet, elle accueille plusieurs millions de visiteurs chaque année.


La deuxième phrase apporte une information qui explique ou justifie la première.

 


en fait


On termine avec "en fait" qui est très utilisée et qui signifie "en réalité". Ça marque une opposition par rapport à la réalité des choses. Par exemple :


Je pensais qu’il était français. En fait, il est belge.


La réalité est différente de ce que je pensais.

 



ajouter une information


Pour finir, voyons les connecteurs qui servent à ajouter une idée. Les voici. J’en ai sélectionné 5.

 


et


C’est le plus simple. Il permet de relier deux mots, deux groupes de mots ou deux idées qui vont ensemble. Par exemple :


J’apprends le français et l’espagnol.


Ça, c’est facile.

 


aussi


Il permet d’ajouter une information. Par exemple :


J’apprends le français. J’apprends aussi l’italien.


Ici, la deuxième information vient s’ajouter à la première. Pour être plus élégant, tu peux utiliser son synonyme "également".


J’apprends le français. J’apprends également l’italien.

 


en plus


Il sert aussi à ajouter une information. Il est très fréquent dans la langue courante. Par exemple :


Ce restaurant est très bon. En plus, il n’est pas cher.


La deuxième information renforce la première. Le restaurant est bon et il a un autre avantage : il n’est pas cher.

 


de plus


"DE plus" a généralement le même sens que "EN plus", mais il est un peu plus soutenu et plus fréquent à l’écrit. Par exemple :


Ce appartement est très calme. De plus, il est près d’une station de métro.


Dans une conversation entre amis, tu entendras plus souvent "en plus" que "de plus". Dans un texte, une présentation ou un e-mail professionnel, "de plus" est très utile.

 


d’ailleurs


Il permet d’ajouter une information qui confirme, complète ou illustre ce qu’on vient de dire. C’est le synonyme de "en parlant de ça". Par exemple :


J’adore Bordeaux. D’ailleurs, j’y retourne le mois prochain.


Je parle de Bordeaux et ça me permet d’ajouter une information sur cette ville.





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Guillaume, ton prof de français 😉


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